Linux 4.0 :

Nouvelle version majeure pour le noyau Open Source Linux. La mouture 4.0 de cette offre introduit la possibilité d’appliquer des patches à chaud sur le kernel.

Linux 4.0Linus Torvalds vient d’officialiser la sortie du noyau Linux 4.0 ‘Hurr durr I’ma sheep’, une version qui apporte quelques nouveautés bienvenues.À commencer par la possibilité d’appliquer des correctifs à chaud au noyau Linux. Un mélange de Kpatch (Red Hat) et kGraft (SUSE) qui devrait ravir les administrateurs de systèmes critiques, puisqu’il permettra de limiter les redémarrages des serveurs. Cette fonctionnalité devrait monter en puissance avec les futures versions de Linux.

Le support processeur s’élargit pour prendre en compte le SoC Quark d’Intel, le mainframe IBM z13 et une foule de nouvelles puces ARM, 64 bits pour la plupart. À noter également, de larges progrès réalisés sur la partie graphique, en particulier avec les GPU Radeon d’AMD.

Du lourd pour la 4.1

Linux 4.1 pourrait être l’une des plus importantes mises à jour du kernel de ces dernières années. « Linux 4.0 était une petite release, à la fois dans linux-next (dossier renfermant les soumissions de code pour la prochaine version de l’OS, NDLR) et en taille finale, constate Linus Torvalds. À en juger par linux-next v4.1, Linux 4.1 sera l’une des plus grosses sorties. »

Le code assembleur x86 sera ainsi entièrement nettoyé. Un changement de taille (plus de 100 modifications séparées) qui permettra de disposer d’un code plus clair, plus rapide et plus facile à gérer.

Autres nouveautés attendues : TraceFS, qui remplacera DebugFS ; KDBus, une intégration de D-Bus directement dans le kernel ; la gestion de la RAM non volatile PMEM ; le support de nouveaux SoC Intel, les Atom Broxton (prévus pour 2016), etc.

Bientôt Windows en Open Source ?

Pour un ingénieur de Microsoft, le système d’exploitation Windows en Open Source est absolument possible.

Après un début de gratuité pour Windows via la prochaine mise à jour Windows 10, bientôt le système d’exploitation en Open Source ? Nous n’en sommes pas encore à ce stade mais c’est  » sans aucun doute possible « , selon les mots de Mark Russinovich.

Windows 10

windows-8-logoConnu pour être un expert de Windows et du noyau NT, et par ailleurs instigateur des utilitaires Windows Sysinternals, Mark Russinovich occupe actuellement chez Microsoft le poste de directeur technique de la plateforme cloud professionnelle Azure.

Mark Russinovich

Le coming-out Open Source de Microsoft n’est pas une nouveauté et sur la plateforme GitHub, la firme de Remond est largement active. Récemment, c’est pour le framework .NET que l’ancien chantre du logiciel propriétaire a mis l’accent sur l’Open Source, et également dans l’idée un fonctionnement multiplateforme.
Guithub
À la manière de .NET, on peut penser que Microsoft va éventuellement verser dans l’Open Source divers éléments de Windows. De là à concerner l’ensemble du système d’exploitation, il faudra cependant que beaucoup d’eau coule sous les ponts.

Certes, Mark Russinovitch parle d’un  » nouveau Microsoft  » mais on prendra ses propos avec quelques pincettes pour seulement retenir que la firme de Redmond a une nouvelle ouverture d’esprit dictée par la nécessité de s’adapter à tous les environnements. Il peut aussi s’agir d’abonnements pour des services.

Sirius : la version open source de Siri d’Apple

 

Des chercheurs ont développé un assistant virtuel personnel open source baptisé Sirius et décrit comme une version plus avancée de Siri.

Les assistants vocaux personnels ont le vent en poupe. On dénombre ainsi Cortana de Microsoft, Google Now de Google, Siri d’Apple, tandis qu’Amazon a lancé, aux Etats-Unis, Echo, un appareil intégrant une telle technologie.

Mais il faut maintenant ajouter Sirius, développé par des chercheurs du Clarity Lab de l’Université du Michigan. Ils bénéficient du soutien financier de Google, ARM, la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) et la NSF (National Science Foundation).

Jason Mars, le professeur à la tête du projet, le décrit comme une « version open source de Siri d’Apple ». N’importe quel développeur peut ainsi contribuer au projet déposé sur GitHub, un site d’hébergement permettant justement de gérer le développement collaboratif du code.

Sirius a été présenté le 14 mars dernier à Istanbul dans le cadre de la conférence ASPLOS (Architectural Support for Programming Languages and Operating Systems). S’il s’apparente à Siri et aux autres assistants virtuels, il offre toutefois des possibilités absentes de ces assistants. On peut ainsi prendre une photo, la lui soumettre et poser des questions à son sujet.

« Ce que nous avons fait avec Sirius, c’est repousser les limites de l’assistant personnel intelligent traditionnel », déclare Johann Hauswald, doctorant au Clarity Lab de l’Université du Michigan. « Non seulement vous pouvez interagir avec votre voix, mais vous pouvez aussi poser des questions sur ce que vous voyez, ce qui constitue une nouvelle façon d’interagir avec ce type de dispositif. »

Sirius est distribué sous licence BSD, ce qui signifie qu’il peut être utilisé gratuitement et sans restriction. Il pourra même intégrer un autre logiciel propriétaire.

S’il fonctionne actuellement sous Linux (il est testé sur des PC évoluant avec la distribution Ubuntu), il pourra être porté vers d’autres environnements pour tourner sur des smartphones ou encore des appareils de type wearable (smartwatch par exemple).

L’une des vocations de Sirius est d’être utilisé pour explorer les capacités des assistants virtuels. Il leur permettra également de mesurer les futurs besoins en termes de data centers pour prendre en charge l’essor des assistants personnels qui exploitent le cloud. Les appareils à porter sur soi (« wearables ») qui exploitent ce type d’assistants virtuels devraient effectivement se vendre à près d’un demi-milliard d’unités par an d’ici 2018 selon les analystes.

Open source, Sirius l’est jusqu’au bout de son code, en étant composé d’autres programmes eux-mêmes open source, ce qui en fait un véritable patchwork. Ainsi, pour la reconnaissance vocale, Sirius utilise les programmes Sphinx de l’Université du Michigan, Kaldi de Microsoft Research ainsi que le projet allemand « RASÉ » de RWTH Aachen.

La reconnaissance des images est basée sur l’algorithme SURF de la société suisse Kooaba (récemment acquise par Qualcomm), lequel est également exploité par le super-ordinateur Watson d’IBM. Pour répondre aux questions, Sirius utilise un système baptisé OpenEphyra également développé par des chercheurs de Carnegie Mellon.

Afin de faire fonctionner Sirius, il est nécessaire de télécharger la suite intégrale, un tutoriel expliquant comment utiliser l’ensemble.

Si le projet est séduisant, d’autres initiatives comparables ont déjà vu le jour. C’est le cas de JuliusJS, qui n’a toutefois guère plus évolué depuis maintenant 8 mois et semble donc abandonné.

 

Raspberry Pi 2, le nano-ordinateur non photogénique

Un bug insolite a été découvert par la communauté d’utilisateurs du Raspberry Pi 2 : celui-ci serait en effet photosensible et a une fâcheuse tendance à s’éteindre lorsqu’il est exposé à un flash Xénon, largement utilisé par les flashs d’appareils photos.
Flash Ce n’est pas forcement le genre de bugs que l’on repère au premier coup d’œil lors des phases de tests, mais l’anecdote est significative de l’engouement et de l’importante médiatisation du nouveau modèle de Raspberry Pi, disponible depuis maintenant un bon mois. Un utilisateur a en effet découvert que son Raspberry Pi 2 redémarrait lorsqu’il tentait de le prendre en photo à l’aide d’un flash d’appareil photo.

« J’ai découvert que mon PI2 est un peureux de l’appareil photo ! Prendre une photo avec flash le bloque instantanément. J’ai essayé trois fois et j’ai eu le même résultat à chaque fois ». Selon PeterO.

Le bug, signalé sur le forum de la fondation Raspberry, a tout d’abord laissé la communauté perplexe mais des investigations plus poussées ont permis d’isoler le problème : l’un des composants de la carte s’est révélé être photosensible et dépourvu de protection.

Une puce photosensible

Puce U16 La puce U16, liée à l’alimentation du Raspberry, a rapidement été désignée coupable : plusieurs tests réalisés à l’aide d’un laser permettent de prouver que celle-ci est effectivement photosensible et qu’une exposition trop forte engendre le un reboot de l’appareil.

Un problème mineur et facile à corriger : il suffit en effet de protéger la puce en question de l’exposition à la lumière en la couvrant. On peut ainsi tout simplement protéger le Raspberry Pi 2 en l’installant dans un boitier ou couvrir la puce en question d’un morceau de ruban adhésif isolant électrique ou en utilisant de la résine Epoxy.

On peut espérer que ce problème sera corrigé à l’avenir dans les prochaines versions de Raspberry Pi, mais la découverte de ce bug fait sourire, tant la seconde itération du nano ordinateur est actuellement sous les feux des projecteurs. Ironique dans ce contexte de découvrir que la carte de la Fondation Raspberry défaille face aux flashs.